† † Présentation † †

† † Présentation † †
Qui suis- je ? C'est la question que tout être vivant se pose à un moment déterminant de son existence. Je suis née comme beaucoup d'entre vous, au cours du XXème siècle, et plus précisément dans les années 80, dans une France plutôt idéale.

Mais en réalité, le jour de mon anniversaire est autre que mon jour de naissance. Ma 1ère bouffée d'air, ma 1ère conscience de vie (et donc de mort) fût le 10 avril. De quelle année... (pour m'en souvenir il faut que j'effectue des efforts dans ma mémoire) ...je dirai 2001, peut- être avant, ou peut- être après en fait, mais quelle importance ?

Ce jour là, je me suis réveillée et beaucoup de choses avaient changé, sans aucune raison que je puisse définir. Il y a des jours où l'on se sent seul, très seul, et que quoi qu'on fasse, on a l'impression de n'être qu'un grain de sable, qu'une poussière à l'échelle de l'univers. Cette impression de futilité, je pense que tout le monde la ressent, à une étape ou à une autre de notre vie.

Mais quand la vie n'a pas de sens, à quoi bon y mettre du sien pour se lever le matin ?

# Posté le samedi 27 mai 2006 15:09

Modifié le dimanche 28 mai 2006 11:28

† † Le rêve † †

† † Le rêve † †
C'est dans cette optique que je vais en cours. Le temps passe et je m'aperçois au fil des jours que ma vie est sans intérêt. Je me forge une carapace pour que personne ne m'atteigne, pour que personne ne comprenne le noir et le chaos qui règnent en maître dans mon esprit.

La nuit est porteuse de conseil, paraît- il. Pour moi, elle fût surtout porteuse d'espoir. Chaque soir, je me couchais de plus en plus tôt, pour pouvoir m'assoupir et enfin rêver d'une vie idéalisée, d'une vie dans laquelle je me sentais enfin heureuse et utile. Quelque fois je rêvais même éveillée, en plein après- midi, et je m'imaginais me faire renverser par une voiture, ou me faire kidnapper. Pourquoi ? N'allez pas imaginer que je sois dénuée de raison. En fait, je tentais à ma manière de pimenter mon existence que j'estimais fade et amère.

# Posté le samedi 27 mai 2006 15:21

† † L'âme soeur † †

† † L'âme soeur † †
Derrière mes yeux bleus mystérieux, quelqu'un parvint à me percer à jour. Une fille, qui devient rapidement une amie, et même une âme soeur. La perspective de me sentir utile au travers elle me comble déjà d'un espoir, aussi infime qu'il soit. Car je suis très vite devenue indispensable dans sa vie, tout comme elle est devenue indispensable à la mienne.

Quand on entre dans une dépression chronique et qu'on en est conscient, on a la sensation étrange que personne ne peut nous comprendre, car personne ne peut vivre pire que nous. Mais c'est faux bien sûr. Cette amie avait besoin de moi, car elle souffrait davantage, pour des raisons que j'occulterai par respect pour son intimité.

On s'est écrit des lettres, et chaque réponse que je lui apportais l'éclairait, et chaque conseil qu'elle mettait sur papier m'apaisait.

# Posté le samedi 27 mai 2006 15:37

† † La poussière † †

† † La poussière † †
Quand on a une quizaine d'années, quoi de plus insurmontables que les embûches semées autour de soi ? Les parents qui tentent de comprendre mais qui aggravent les choses, les mecs qui prennent un malin plaisir à faire souffrir, et toujours ces sentiments d'inutilité et d'infériorité par rapport au monde environnant.

A partir de là, plusieurs solutions pour y échapper, solutions de facilité certes, mais de réconfort à cette époque. Outre le rêve qui devient très vite inaccessible, vient l'alcool, la bouffe, le sexe, les drogues, les mutilations... toutes ces choses que les gens estiment être des signes de "faiblesse", de "mal- être" qu'on associe si facilement à l'adolescence et au suicide prochain.

# Posté le samedi 27 mai 2006 15:47

Modifié le lundi 22 janvier 2007 03:53

† † La musique † †

† † La musique † †
J'ai tout essayé et je ne crois pas qu'il existe en ce bas monde de meilleur réconfort en cas de crise à part la musique. Quand tout va mal, quand on se sent seul et qu'on s'isole davantage, rien de plus apaisant que de s'enfermer dans le noir, allongée sur son lit ou assise adossée à sa porte, avec des écouteurs aux oreilles, et d'entendre et d'écouter encore et encore les chansons qu'on adore.

La musique est un refuge.

Apprendre des chansons par coeur, les connaître sur le bout des doigts pour les écouter en boucle a un effet immédiat sur l'esprit : un bien être total, une béatitude, une complaisance qui nous mène l'espace d'un instant au bonheur.

La musique est une thérapie.

On regarde un ciel étoilé du haut de sa chambre un soir, et on sent son coeur qui bat à l'écoute d'une mélodie qu'on adore, on sent des frissons parcourir tout son corps, et les larmes tomber une à une sur le rebord de la fenêtre...

La musique est indispensable.

# Posté le samedi 27 mai 2006 15:55

Modifié le dimanche 28 mai 2006 11:33